Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 18:02

big_fernand.jpg Big Fernand, sobriquet qui n'a rien à voir avec le gabarit du patron, base son identité sur un jeux de mot capillotracté. Le concept prend en effet frontalement le contrepied du gros Ronald, le clown américain qui fait flipper tellement il est maquillé comme un camion volé.

Pas étonnant donc que cet établissement tout en long, soit tenu par une bande de garnements qui revendique son identité franchouillarde. Portant haut et fier la fine moustache et la casquette de gavroche, le trio puise son concept dans le top de la hype culinaire parisienne : vendre de la viande dans du pain, sur place ou à emporter. Après PDG, Hand, le camion qui fume, Blend, Bio Burgers... voici le enième rejeton de cette mode pugnace et vivifiante, maintenant bien enracinée dans la capitale du bien manger.

Celui-là vaut-il le détour ? Ne tournons pas autour du pot, la réponse est oui.
Atout n°1 : l'attente n'est pas très longue. Les stakhanovistes du burger artisanal sont bien organisés, ils délivrent avec rapidité et empathie les cornets de frites, boissons gazeuzes maison et hamburgers bien chauds emballés dans du papier kraft.
Atout n°2 : la fraicheur des produits. Comme ils vont vite, tout est chaud et fait minute.
Atout n°3 : les recettes sont originales. Du boeuf, de l'agneau, du veau, du poulet... le choix est vaste. A noter que vous pouvez composer vous-même votre recette, ou faire confiance à la carte (arrivez tôt si vous voulez gouter à l'agneau).
Atout n°4 : c'est techniquement mangeable. Les burgers ne se démolissent pas sur vos pompes quand vous les prenez en main.
Atout n°5 : le goût ! les burgers sont originaux et savoureux, les frites maison de bonne facture, les boissons gazeuses produites par la bande plus sympa que le coca...
Petit bémol : les désserts bien que corrects, manquent un poil d'authenticité
Faut-il y aller ? Oui, mille fois oui. Pour moi le meilleur burger de Paris dans la catégorie Fast Food.

Big Fernand - 55 rue du Faubourg Poissonnière - 75009 Paris

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 17:14

la_taverne_de_zhao-copie-1.jpg Planqué au coeur de la taverne, Zhao sort régulièrement sa tête ronde par l'encadrement de la porte qui délimite la cuisine de la salle. Souriant, réjoui, il s'assure que les clients affamés et avides de découverte profitent de ses plats fraichement mijotés. Chez Zhao, vous pourrez découvrir la cuisine de Xi'an, capitale de la province du Shaanxi, contrée notament connue pour le mausolée de l'empereur Qin et ses 6 000 guerriers de terre cuite, exposés à la pinacothèque de Paris en 2008. Autant vous dire que vous pouvez oublier tout ce que vous connaissez sur la gastronomie chinoise. Ici, vous allez découvrir une cuisine authentique, locale, ménagère. Une vraie expérience, riche, parfois déroutante, un voyage lointain. La carte est assez limitée mais auguisera votre appétît autant que votre curiosité. Quelques soupes au goût puissant agrémentées de nouilles, viande, algues... une assiette de travers de porc cuits pendant des heures, gluants et fondants à la fois, du poulet confit comme on pourrait le trouver au coin d'une rue du quartier Hui. Clou du spectacle : le pain farci de viande de porc, ultra régressif. Les desserts sont du même tonneau, sincères et originaux. Afin d'accompagner tout cela, vous trouverez sur la carte un large choix de thés au lait (froid) agrémentés de billes aux goûts aussi divers qu'enfantins, que vous aspirerez de manière ludique avec une très très grosse paille. L'impression finale est excellente, l'accueil est chaleureux, l'addition douce, a tester absolument pour les aventuriers du goût que vous êtes !

La taverne de Zhao - 49 rue des Vinaigriers - 75010 Paris

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 12:00

boucherie_de_tocqueville.jpg La boucherie de Tocqueville est une boucherie à l’ancienne, qui ne paye pas de mine, avec une équipe d’artisans dévoués. Loin de ces bouchers stars qui s’affichent à l’Elysées ou à poil dans les calendriers à Asnières, ces types là sont bien concentrés sur leur ouvrage. Ils tranchent, désossent, découpent façons puzzle, escalopent, hachent menu avec force et rigueur. Of course la viande est extra, bien sûr les volailles ont couru dans les champs avec des plumes dans le derrière, mais ce qui caractérise l’adresse, ce sont les préparations à l’ancienne. Rôtis de pintade aux girolles, paupiettes de veau ou de lapin, filets mignons solidement bardés, saucisses de campagne... Soulignons ici la qualité des farces qui est exceptionnelle. Cette qualité qui transforme une bête paupiette trop souvent pleine de restes mal dégrossis, en une bête de compétition d’une grande profondeur et richesse en goût. Les rôtis sont du même acabit, gourmands, généreux, ruraux, chantants, gaillards, revigorants. A noter qu’au moment des fêtes, l’établissement vous propose un foie gras mi-cuit, avec un vrai goût de foie, chose plutôt rare en ces temps aseptisés. Fournisseur officiel de ma pomme, lorsque je n’ai qu’une heure pour préparer un dîner en semaine (et oui, je travaille…), je file à la boucherie de Tocqueville, ce qui me permet sournoisement de passer ensuite pour un cador en cuisine… ce n’est pas joli joli… je sais…

Boucherie de Tocqueville - 80 rue de Tocqueville - 75017 Paris
 

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 11:45

le camion qui fume C’est le gros buzz, le plan cool de la fin d’année, l’expérience de street food hype à Paris. Tout le monde en parle, de ce camion playmobil qui se balade dans la capitale et qui, le temps d’un arrêt de quelques heures, distribue ses hamburgers home-made à une foule bigarrée d’initiés affamés et néanmoins patients. Car de la patience, il en faut. Le principe du camion, c’est qu’il bouge tout le temps, il faut donc pouvoir être là au bon endroit au bon moment. Pour vous prévenir, le gros camion utilise tous les artifices de la communication moderne et instantanée : il twitte, il facebook, il blog. Une fois sur place, le challenge commence : un type distribue des tickets et encaisse le flouze, les autres fabriquent à la chaine, et c’est là que le camion commence à fumer sévère.... Vous aussi, car sauf à vous pointer avant midi, il faut compter une bonne heure avant d’entendre la dame appeler votre numéro. LE TREIIIZE !!!
Personnellement je suis client, mais c’est vrai qu’il faut adhérer au concept. Les produits sont faits maison, avec de bons ingrédients et des recettes originales. Les burgers sont extra, les frites sont croustillantes (bien qu’un poil grasses, mais c’est un peu la loi du genre…), l’intention est louable.

L’organisation étant gentiment cafouilleuse, une bonne mission lean six sigma serait la bienvenue afin de fluidifier un peu la fabrication et réduire le temps d’attente : calibration des produits pour qu’ils tiennent bien dans la main et dans le pain, optimisation des process de cuisson, pré-commande en temps réel sur le cloud… non, je déconne. Ce qui est sympa, c’est justement cette joyeuse troupe un peu bohème, qui a foi en son produit et en sa capacité à donner du plaisir avec du bon pain, de la bonne viande, du fromage bien fondu, de la salade fraiche… je vous fiche mon billet que ce camion là va faire des petits !

Le camion qui fume - quelque part près de chez vous...


www.lecamionquifume.com

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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 14:00

fromagerie_martine_dubois.jpg En matière de fromages, Mme Martine Dubois est devenue quasiment une marque, un peu comme Alléosse au marché Poncelet. Je me permets au passage de donner mon sentiment sur cette mode bizarroïde, qui consiste à plaquer l’économie du luxe sur la culture légumière ou le découpage de bovins, du genre : « comment, ton foie de veau vient pas de chez Lebourdonnec ? » ou encore « quoi ? tes courgettes ont été élevées ailleurs que chez Joël Thiebault ? » oh l’autre, le naze…
Et bien oui, elles sont super les courgettes élevées à Carrière sur Seine mais celles du jardin de ma grand mère sont aussi chouettes, et celles du marché bio des Batignolles ne sont pas mal non plus… Bien loin de moi l’idée de dénigrer l’excellent travail de ces télé-évangélistes du goût, mais la tendance du moment m’agace : le name droping culinaire du crétin parisien moyen qui a découvert la cuisine et l’art du dressage vomitoire en regardant « un diner presque parfait » (en douce parce qu’officiellement, il ne regarde qu’Arte et Thalassa). Cette parenthèse refermée, revenons à Mme Dubois. Un peu planquée derrière sa caisse, véritable tour de contrôle ou elle voit atterrir dans la musette du client béat des wagons de selles sur cher à cœur ou autres camemberts qui coincent bon le terroir, elle observe, supervise, surveille, en aiguilleuse experte de la pâte dure et molle. La qualité du conseil, la bio-diversité, l’affinage des produits, en font une adresse d’exception. En bonne crémière, elle nous propose également quelques variétés de beurre Bordier (arghh… je viens de tomber dans le name droping moi aussi…) comme celui au sel fumé que j’adore et que servait notamment Lignac dans son 15ème. Mais attention, Mme Dubois fabrique aussi elle-même ! Notamment un remarquable beurre aux truffes (en saison seulement)… qui est une pure merveille… J’en profite au passage pour vous donner ce petit conseil : la truffe c’est cher et les temps sont durs. Vous aimez vous faire plaisir à vil prix ? Enfourchez votre vélib et pédalez jusque chez Martine, puis demandez-lui gentiment une petite plaquette de beurre maison. Pour 5 ou 6 euros, vous repartirez avec un petit morceau de beurre aux truffes avec tout plein de vrais morceaux de truffe noire dedans, qui, posé sur une tartine juste chaude et encore croustillante, vous explosera en bouche avec subtilité. Un vrai conseil de crise !

Fromagerie Martine Dubois - 80 rue de Tocqueville - 75017 Paris 

Par foodparis - Publié dans : Salé à emporter - Communauté : Gastronomie à Paris
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