Texte Libre

Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 12:00

boucherie_de_tocqueville.jpg La boucherie de Tocqueville est une boucherie à l’ancienne, qui ne paye pas de mine, avec une équipe d’artisans dévoués. Loin de ces bouchers stars qui s’affichent à l’Elysées ou à poil dans les calendriers à Asnières, ces types là sont bien concentrés sur leur ouvrage. Ils tranchent, désossent, découpent façons puzzle, escalopent, hachent menu avec force et rigueur. Of course la viande est extra, bien sûr les volailles ont couru dans les champs avec des plumes dans le derrière, mais ce qui caractérise l’adresse, ce sont les préparations à l’ancienne. Rôtis de pintade aux girolles, paupiettes de veau ou de lapin, filets mignons solidement bardés, saucisses de campagne... Soulignons ici la qualité des farces qui est exceptionnelle. Cette qualité qui transforme une bête paupiette trop souvent pleine de restes mal dégrossis, en une bête de compétition d’une grande profondeur et richesse en goût. Les rôtis sont du même acabit, gourmands, généreux, ruraux, chantants, gaillards, revigorants. A noter qu’au moment des fêtes, l’établissement vous propose un foie gras mi-cuit, avec un vrai goût de foie, chose plutôt rare en ces temps aseptisés. Fournisseur officiel de ma pomme, lorsque je n’ai qu’une heure pour préparer un dîner en semaine (et oui, je travaille…), je file à la boucherie de Tocqueville, ce qui me permet sournoisement de passer ensuite pour un cador en cuisine… ce n’est pas joli joli… je sais…

Boucherie de Tocqueville - 80 rue de Tocqueville - 75017 Paris
 

Par foodparis - Publié dans : Salé à emporter - Communauté : Gastronomie à Paris
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 11:45

le camion qui fume C’est le gros buzz, le plan cool de la fin d’année, l’expérience de street food hype à Paris. Tout le monde en parle, de ce camion playmobil qui se balade dans la capitale et qui, le temps d’un arrêt de quelques heures, distribue ses hamburgers home-made à une foule bigarrée d’initiés affamés et néanmoins patients. Car de la patience, il en faut. Le principe du camion, c’est qu’il bouge tout le temps, il faut donc pouvoir être là au bon endroit au bon moment. Pour vous prévenir, le gros camion utilise tous les artifices de la communication moderne et instantanée : il twitte, il facebook, il blog. Une fois sur place, le challenge commence : un type distribue des tickets et encaisse le flouze, les autres fabriquent à la chaine, et c’est là que le camion commence à fumer sévère.... Vous aussi, car sauf à vous pointer avant midi, il faut compter une bonne heure avant d’entendre la dame appeler votre numéro. LE TREIIIZE !!!
Personnellement je suis client, mais c’est vrai qu’il faut adhérer au concept. Les produits sont faits maison, avec de bons ingrédients et des recettes originales. Les burgers sont extra, les frites sont croustillantes (bien qu’un poil grasses, mais c’est un peu la loi du genre…), l’intention est louable.

L’organisation étant gentiment cafouilleuse, une bonne mission lean six sigma serait la bienvenue afin de fluidifier un peu la fabrication et réduire le temps d’attente : calibration des produits pour qu’ils tiennent bien dans la main et dans le pain, optimisation des process de cuisson, pré-commande en temps réel sur le cloud… non, je déconne. Ce qui est sympa, c’est justement cette joyeuse troupe un peu bohème, qui a foi en son produit et en sa capacité à donner du plaisir avec du bon pain, de la bonne viande, du fromage bien fondu, de la salade fraiche… je vous fiche mon billet que ce camion là va faire des petits !

Le camion qui fume - quelque part près de chez vous...


www.lecamionquifume.com

Par foodparis - Publié dans : Salé à emporter
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 14:00

fromagerie_martine_dubois.jpg En matière de fromages, Mme Martine Dubois est devenue quasiment une marque, un peu comme Alléosse au marché Poncelet. Je me permets au passage de donner mon sentiment sur cette mode bizarroïde, qui consiste à plaquer l’économie du luxe sur la culture légumière ou le découpage de bovins, du genre : « comment, ton foie de veau vient pas de chez Lebourdonnec ? » ou encore « quoi ? tes courgettes ont été élevées ailleurs que chez Joël Thiebault ? » oh l’autre, le naze…
Et bien oui, elles sont super les courgettes élevées à Carrière sur Seine mais celles du jardin de ma grand mère sont aussi chouettes, et celles du marché bio des Batignolles ne sont pas mal non plus… Bien loin de moi l’idée de dénigrer l’excellent travail de ces télé-évangélistes du goût, mais la tendance du moment m’agace : le name droping culinaire du crétin parisien moyen qui a découvert la cuisine et l’art du dressage vomitoire en regardant « un diner presque parfait » (en douce parce qu’officiellement, il ne regarde qu’Arte et Thalassa). Cette parenthèse refermée, revenons à Mme Dubois. Un peu planquée derrière sa caisse, véritable tour de contrôle ou elle voit atterrir dans la musette du client béat des wagons de selles sur cher à cœur ou autres camemberts qui coincent bon le terroir, elle observe, supervise, surveille, en aiguilleuse experte de la pâte dure et molle. La qualité du conseil, la bio-diversité, l’affinage des produits, en font une adresse d’exception. En bonne crémière, elle nous propose également quelques variétés de beurre Bordier (arghh… je viens de tomber dans le name droping moi aussi…) comme celui au sel fumé que j’adore et que servait notamment Lignac dans son 15ème. Mais attention, Mme Dubois fabrique aussi elle-même ! Notamment un remarquable beurre aux truffes (en saison seulement)… qui est une pure merveille… J’en profite au passage pour vous donner ce petit conseil : la truffe c’est cher et les temps sont durs. Vous aimez vous faire plaisir à vil prix ? Enfourchez votre vélib et pédalez jusque chez Martine, puis demandez-lui gentiment une petite plaquette de beurre maison. Pour 5 ou 6 euros, vous repartirez avec un petit morceau de beurre aux truffes avec tout plein de vrais morceaux de truffe noire dedans, qui, posé sur une tartine juste chaude et encore croustillante, vous explosera en bouche avec subtilité. Un vrai conseil de crise !

Fromagerie Martine Dubois - 80 rue de Tocqueville - 75017 Paris 

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 11:34

schmid.jpg En ces temps de pluie, de froid, de crise, de grisaille, rien de tel qu'un bon plat bien tradi, riche et réconfortant. Une très bonne choucroute, venue de l'est par le train, vous attend à deux pas de la gare. Schmid est une institution alsacienne comme il y en a peu à Paris. Elle vous accueille avec son accent à couper au couteau, vous balance ses chapelets de saucisses en pleine face, bouscule vos narines avec une belle odeur de choux mariné. Au riesling ou au champagne (pour les snobs), la choucroute est fraiche, fine et légère, bien loin de ces bidules industriels qui exhalent des relents d'hydrocarbures. Saucisses de toutes sortes, jarrets, gendarmes et autres palettes, agrémenteront votre assiette. Le conseil du jour : allez fouiller dans le fond du magasin et dégotez-vous un pot d'excellente moutarde alsacienne douce (au riesling par exemple), la seule qui vaille, celle qui change tout, avec ce plat venu du froid ! Repartez avec une bouteille de Gewurztraminer, un strudle aux pommes ou une tarte au pavot, un gros bretzel maison pour l'apéro. Voila de quoi habiller votre estomac pour l'hiver et d'oublier définitivement le spleen d'après noël...

Traiteur Schmid - 76 Boulevard de Strasbourg - 75010 Paris
www.schmid-traiteur.com

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 12:00

risotto_epeautre.jpg Le maître incontesté de la catégorie, c'est Taillevent et son fabuleux épeautre du pays de sault en risotto. Cette très belle maison tenue par le facétieux Mr Ancher, qui y distille un climat familiale et attentionné, a su remettre au goût du jour cette céréale oubliée, autrement appelée "blé des gaulois" (je sais, dit comme ça c'est tout de suite moins glamour). Oui mais la crise est passée par là, alors soyons inventif. Habituellement peu enclin à l'utilisation de produits pré-machés, je dois dire que le risotto bio d'épeautre aux cèpes que l'on peut trouver sous la marque "Autour de l'Italie", dans les bonnes épiceries bio de la capitale, est une alternative intéressante. Vous pourrez le mouiller avec un bouillon Ariaké (volaille + légumes). Ou mieux, faites le vous même bande de feignasses ! ce sera bien meilleur... le résultat est gourmand, la céréale est légèrement croquante à l'extérieur mais reste tendre, bien imprégnée du jus. Pas de crème, juste un peu de parmesan rapé et le tour est joué. Evidemment, vous ne retrouverez pas la splendeur Taillevent, mais ce sera parfait pour un repas gourmand en famille. Le prix : environ 4,50 Euros le paquet, de quoi garder votre triple A.

Par foodparis - Publié dans : Recettes de chef - Communauté : Gastronomie à Paris
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